Treuil à cheval pour le maraîchage : TCM

Notre approche de ferme paysanne implique des taches très diversifiées allant du fanage des foins aux repiquages de précision légumiers en passant par l’arrachage des pommes de terre.

Une difficulté que nous rencontrons souvent dans la conduite des travaux sur notre ferme est l’adaptation du cheval à cette variété de taches .

Faire les foins nous impose un cheval ayant un peut d’allant mais cet allant nous gène quand nous travaillons au jardin car, comme nous ne sommes pas des meneurs hors pair, nous avons souvent du mal à canaliser le cheval dans un travail qui réclame souvent force et lenteur – l’opposé des foins donc – .

Nous avons déjà testé l’usage du moufle, mais il n’est pas très pratique des lors que l’on veut réduire la vitesse du cheval à partir d’un facteur 3 : la distance parcourue par le cheval devient trop importante (90m de parcours pour 30m de planche) et la manipulation des multiples brins du moufle deviennent vite … susceptible de grever notre sérénité !

L’idée est donc d’utiliser un treuil actionné par le cheval pour travailler au jardin. Pour multiplier la force et réduire la vitesse de tirage.

Nous avons envisagé plusieurs principes de treuil comme de recycler un treuil de grange (à cheval) ou de fabriquer une trépigneuse mais le simple manège nous à semblé la meilleure approche pour son efficacité, son faible coût et sa praticité.

Nous n’avons pas besoin de déplacer le treuil car notre surface de culture est groupée et nos planches sont permanentes. Au pire, le faible coût d’un manège permettra d’en faire un deuxième si le besoin s’en fait sentir.

La distribution de la force du treuil se fait par câble. Des piquets sont disposés de façon à pouvoir recevoir une poulie pour placer exactement la force de tire dans l’axe de la planche

Les avantages du treuil au jardin sont pour nous très significatifs :

  • réduction de la taille des passe pieds (qui sont actuellement très grand du fait du besoin d’un cheval puissant pour les foins) : on récupère de la surface de culture
  • moins de tassement
  • moins d’incidents (cheval qui marche sur les planches)
  • moins d’accidents : limite beaucoup le risque du fait de l’absence de proximité du cheval
  • réduit la vitesse (d’un facteur 4 et 8 dans notre cas)
  • augmente la puissance (aussi d’un facteur 4 et 8)
  • le cheval travaille à son allure de prédilection et largement en sous charge.
  • si pour raison ou pour une autre le cheval ne peux travailler on peut utiliser un treuil classique (électrique ou treuil de vigne thermique). Les outils sont compatibles ; Ce qui n’est pas le cas des outils spécifique traction animale.

Le cheval reste malgré tout dans les parcelles lorsque le travail demandé se fait très bien sans treuil : décompactage, labour léger, passage du canadien, etc …

Le principe du TCM de la petite ferme de Chanon :

Sur le principe, pour faire au plus simple, on pourrait utiliser un demi essieu de roue dont l’essieu serait planter dans le sol. La jante servant de tambour pour le treuil.

On a voulu faire un peu plus riche : on utilise deux demis essieux. L’un est freiné, pour l’autre c’est sans importance.

L’idée étant que le frein du demi essieu supérieur soit utilisé comme limiteur de couple, mais aussi aussi comme embrayage. La limitation du couple se faisant en réglant la tension d’un ressort maintenant freiné le tambour et le débrayage se faisant en tirant en sens inverse la came de frein.

Sur la représentation l’embrayage est manuel mais on prévoit de le faire télécommandé (avec une batterie et un vérin électrique) : ce sera éminemment pratique de pourvoir embrayer et débrayé du milieu du champ:)

Parmi les outils que nous comptons tirer il y a un porte outil inspiré du POP4 de l’atelier paysan : https://www.latelierpaysan.org/POP4

L’avantage du treuil pour cette application est de pouvoir travailler avec un seul cheval et aussi plus lentement. Le porte outil devrait cependant être modifié pour être tirer par un cable avec une accroche au raz du sol