Agroécologie et traction animale

Ravalement de façade virtuel

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Les gros travaux d’hiver continuent … ces derniers jours ce sont des travaux virtuels : un gros ravalement de façade du site internet de la ferme J’espère que l’objectif de le rendre plus accessible et plus lisible sera atteint : n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et à vous inscrire à la newsletter si le cœur vous en dit.

Appel à contribution de Claus Kropp:

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Nous relayons une information du site d’ABA, les attelages bovins d’aujourdhui : http://attelagesbovinsdaujourdhui.unblog.fr/2020/12/15/appel-a-contribution-de-claus-kropp-travailler-avec-lenergie-animale-au-21e-siecle-une-archive-virtuelle-de-limportance-et-de-la-promotion-des-animaux-de-trait/

Claus Kropp, du Laboratoire d’Archéologie Expérimentale de Lauresham en Allemagne à lancé un appel pour créer une banque de documents vidéos des attelages en traction animale dans le monde d’aujourd’hui.

Congrès virtuel : « Animaux de travail – passé, présent et avenir » en 2021

La banque de données et une première série de clips seront présentées lors d’un congrès virtuel « Animaux de travail – passé, présent et avenir », 8-9 mai 2021

Claus Kropp

Laboratoire d’Archéologie Expérimentale de Lauresham

Nibelungenstrasse 32

64653 Lorsch

Allemagne

Claus Kropp [Welterbe Kloster Lorsch] c.kropp@kloster-lorsch.de

Claus Kropp (crédit photo Claus Kropp)

Nous y participons avec enthousiasme et encourageons nos pairs à faire de même

En avant première une courte présentation de notre ferme :

https://www.youtube.com/embed/vQgsrlkMoeE?version=3&rel=1&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&fs=1&hl=fr&autohide=2&wmode=transparentla petite ferme de Chanon, une ferme paysanne en traction animale

traction animale et mécanisation raisonnable ?

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Reconnaissons le d’emblée : du point vue de l’écologique romantique, l’usage d’un moteur auxiliaire en traction animale n’est pas du plus bel effet. Encore moins peut-être que le tracteur ou la motofaucheuse.

Reconnaissons aussi que du point de vue productiviste, la petite ferme de Chanon et son ADN paysan, ont peu de chance d’être encensée par les apôtres du capitalisme.

A bien y réfléchir, on est un peu entre le marteau et l’enclume.

A la petite ferme de Chanon nous n’avons pas une approche dogmatique de la traction animale ni non plus, à l’inverse, de l’agriculture industrielle basée sur l’énergie fossile. Je veux dire par là que la traction animale n’est pas centrale, pas plus que l’approche économique de l’agriculture. La traction animale est un moyen parmi d’autres de parvenir à un résultat. L’intégration économique quant à elle nous est imposée par l’état … enfin, il semble que ce soit plus compliqué que cela depuis la mondialisation, mais c’est là un autre débat.

Un compromis nécessaire.

Nous sommes paysans. Ce mot un brin pompeux véhicule son lot d’idées préconçues ; chacun y attache une image différente : de l’enfant esclave des champs ou du rustre analphabète mourant à la cinquantaine, et jusqu’à son contraire : le tableau romantique d’une vie familiale bucolique …

Pour nous, la paysannerie, c’est un socle de valeurs. Elles seraient bien longues à exposer ici et surtout elle décourageraient nos lecteurs venus chercher ici des informations sur la traction animale et non s’ennuyer à la lecture d’un essai philosophique.

Si nous évoquons ici la paysannerie c’est parce qu’elle nous pousse vers une recherche de liberté et donc d’autonomie.

Autonomie n’est pas autarcie ! Ce n’est pas parce que nous aimons faire les choses nous même, que l’on peut (ou que l’on doit) se passer du travail des autres, de la communauté … comme pour tout à chacun, des pans entiers de nos vies sont conditionnés par l’interaction avec le travail de nos semblables : des produits industriels en passant par le système de santé … Sans parler de nos impôts qui sont eux aussi payés en monnaies sonnantes et trébuchantes (immatérielles maintenant) et non en peaux de lapins.

Nous vivons bel et bien dans ce monde économique.

Peut être dans un monde à venir nous aurons un système économique différent. Peut être qu’une calamité destructrice fera s’écrouler notre société … Sait-on jamais ! Mais pour l’heure, c’est un constat, nous vivons dans celui-là et il nous faut bien, c’est trivial, gagner des sous ;

Alors, plutôt que de stagner dans des non-débats bipolaires nous nous posons la question : où placer -maintenant- le curseur du degré d’autonomie ? Et surtout, pour aller dans quelle direction ?

L’usage de la traction animale au sein de la ferme et l’acceptation d’une part de motorisation (et de l’intrant énergétique qui va avec) est une partie de notre réponse à ces questions.

Mais en tout premier lieux, et c’est là que le bat blesse, c’est la limitation du besoin, la limitation de la consommation, qui tend à nous éloigner de la dépendance.

Une personne qui raisonnerait à charge « contre la traction animale » voulant la comparer directement au tracteur fera une conversion directe et simpliste entre la puissance d’un tracteur et la puissance d’un cheval puis l’extrapolerait, chiffres à l’appui, dans une présentation pseudo scientifique … Ce serait comme l’enfant qui veut faire rentrer un cube dans un trou rond manifestement trop petit. Sans surprise, et sans même calculs savants, cela ne fonctionne évidement pas !

Il va de soi que sans une baisse drastique de la consommation d’énergie, la traction animale, fusse-t-elle hybride, ne pourrait rester qu’un divertissement ou argument commercial.

Cette précieuse énergie, il convient de bien l’utiliser. Et en réalité c’est surtout cela dont il s’agit. Pratiquement, pour nous paysans, c’est une réflexion de fond qui doit être menée sur les types de production, de la proximité des terres, de race d’animaux, de la conduite des cultures, etc … Mais il a aussi, bien sûr, de multiples paramètres qui ne dépendent que peu de nous : comme la proximité de la clientèle et ses habitudes. Par exemple, il est toujours surprenant de voir un villageois s’évertuer à consommer des produits venant de plusieurs centaines de kilomètres alors qu’ils sont aussi produits sous son nez … tuant ainsi à petit feu l’économie locale de l’endroit où il vit.

Et la main d’œuvre dans tout cela ?

Une autre réflexion à charge que nous entendons beaucoup : Avant on utilisait la traction animale, et avant il y avait des forçats de la terre … alors si on utilise à nouveau les chevaux c’est le retour des forçats de la terre.

Avant, avant, avant … nous ne vivons pas plus dans le passé que nous ne vivons dans l’avenir et aujourd’hui les forçats sont toujours là. Sociétalement ils ne sont pas regardés ; donc ils ne sont pas vus, c’est tout ! Pudiquement, ou lâchement, l’œil de l’occidental ne s’y pose pas.

Ils sont dans les mines, les usines et les champs de l’autre bout du monde. Mais aussi ici même, en France comme dans les autres pays occidentaux, avec des jobs qui cassent les corps, qui asservissent ou qui abrutissent de stress.

Et quand bien même : c’est vraiment un mal moderne que de considérer négativement l’énergie humaine « productive » . Étonnamment, l’énergie humaine dépensée inutilement en salle de sport ou sur un terrain de foot, elle, est encensée … allez comprendre.

La notion de choix, de liberté, est centrale pour être heureux, paysan ou non. Je travaille personnellement beaucoup manuellement … et seul. Je l’ai choisi et j’en suis très heureux. Quelquefois, des membres de la famille ou des amis me donnent la main … mais nous sommes vraiment aux antipodes des travaux forcés évoqués précédemment.

Dans beaucoup de villages de France les souvenirs de jeunesse relatent encore l’usage de la traction animale ; c’était il y a moins de cinquante ans. Durant cet intervalle nous n’avons pas inventé que du mauvais tout de même, et justement la motorisation peut faire partie de la solution si elle est utilisée raisonnablement.

Une motorisation raisonnable et la traction animale ne sont pas à opposer. Ensemble elles sont une solution.

Mais alors qu’entendons nous par « raisonnable » ?

Ici, nous tentons d’exposer notre point de vue : https://lapetitefermedechanon.wordpress.com/traction-animale-mecanisation-raisonnable/

pommes de terre à l’arracheuse à panier

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L’automne est avec le printemps la saison la plus chargée, entre les récoltes et les préparatifs pour l’hiver on ne s’ennuie pas. Ici arrachage des pommes de terre avec une arracheuse à panier rotatif. C’est une machine très ancienne que nous avons modifié pour un usage à un seul cheval : réduction drastique du poids, du nombre de panier de triage et ajout d’un avant train de guidage sur le rang qui permet d’utiliser l’arracheuse sans brancards.

Gribouille à l’essayage

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En parallèle des travaux du printemps on attaque sérieusement la prise en main de Gribouille … pas évident un jeune cheval quand on a des habitudes de vieux couple avec avec Toska mais on progresse. Quelques photos de la jeunette avec son beau collier AFH

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dressage en cours

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Gribouille, notre jeune percheronne en cous de dressage chez Bruno Dehan. Le dresseur attitré de la petite ferme de Chanon : https://www.facebook.com/Elevage-du-Cr%C3%AAt-1002753176410424/

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Calèche de livraison de légumes

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Calèche … ou plutôt « une jardinière » … enfin, une mini vidéo sous un magnifique brouillard Jurassien pour vous présenter le premier essai de notre nouvel utilitaire de livraison pour la tournée Martigna / Moirans-en-Montagne : une calèche de marque « Brochot et Pautet » , fabriqué à Montchanin (oui, ce n’est pas Made in Jura, mais on fait avec ce que l’on trouve ).

Tout confort : Légère, silencieuse, suspension télégraphe à trois ressort, siège mobile et comble du raffinement : brancards suspendus !

Vraiment super confortable mais on aurait aimé une petite climatisation (il ne la faisait pas sur ce modèle )

Il y a quelques bricoles à revoir comme la largeur des brancards et du palonnier pour que notre « petite » percheronne soit plus à l’aise. On va aussi soigner la signalisation : ajout de feux de circulation et autres catadioptre réglementaires. Une capote serait un plus …

toska grumière

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convoi exceptionnel de perches de sapin

Quand on a besoin d’un sapin

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Travaux d’été à la petite ferme de Chanon … Allez Toska, va nous chercher un petit sapin s’il te plait

restauration toile de collier de cheval

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Les colliers anciens c’est bien … mais ça s’use !

Après quelques années d’usage il est nécessaire de refaire les toiles. Une opération assez dispendieuse lorsque elle est sous traité chez votre dealer/bourrelier de matériel d’attelage. Il vaut donc mieux la faire chez soi.

Après 2 heures de boulot, le collier est pret pour l’arrachage des pommes de terres de demain.

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recoupeur a bois hippomobile, premiers tests

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C’est pas tout mais il faut bien bosser un peu … premiers test du recoupeur à bois hippomobile; mais aussi (et surtout) désensibilisation de Toska au potin et aux vibrations infernales du bazar.

Ça se présente très bien pour l’un et pour l’autre. Consommation totale en carbu pour 1m3 coupé (environ 400kg de bois vert) : 1.2l d’essence ! pas mal pas mal

fabrication d’un avant train à moteur

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Dernière réalisation mécanique de la petite ferme de Chanon : un avant train à moteur autonome pour les travaux qui nécessite une prise de force. 10 chevaux Honda que l’on utilisera avec parcimonie pour le broyeur à bois, l’épandeur à fumier ou encore le souffleur à foin.

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charrette à munition de l’armée suisse

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Pour terminer le chantier de débardage de cet hiver nous avons utilisé un petit charriot qui a un passé un peut trouble de soudard dans l’armée suisse. Il en a gardé la couleur d’ailleurs, mais il se rachète en passant sa retraite à la petite ferme de Chanon comme tombereau léger. Ses taches sont beaucoup plus pacifiques désormais.

Les arbres qui ont dû être billonnés et fendus sur place sont remontés en buches avec ce petit engin.

Débardage d’hiver

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Comme à notre habitude, cette modeste vidéo ne montre pas une scène d’exception. Elle ne montre pas non plus une compétition ou chacun à qui mieux mieux tentera d’opposer une nouvelle vidéo plus impressionnante, plus dangereuse ou plus …

Elle montre un homme et un cheval qui travaillent à leur rythme dans une scène de tout les jours.

Nous sommes à la petite ferme de Chanon, à Martigna dans le Jura !

Ici, on ne travaille pas « plus vite » mais « à notre rythme » et on a le temps d’écouter les oiseaux chanter, d’écouter le vent dans les arbres et mille autres petites choses encore qui font que l’on se sent vivre harmonieusement.

petit débardage automnal

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Une petite vidéo de quelques moments de débardage avec notre percheronne Toska. C’est du travail d’entretien, pas de gros troncs, pas de trinqueballe … une température parfaite pour la jument comme pour les hommes. Le sol gelé sur quelques centimètres permet au cheval de ne pas trop s’enfoncer dans le sol qui est du limon gorgé d’eau.

La charge en traine directe est de l’ordre de 200 à 300 kg par voyage … la routine pour Toska quoi ! Capture.PNG

Une photo qui met bien en évidence l’efficacité du cheval par rapport au tracteur sur ce type de terrain (c’est au même endroit cet été. j’avais décidé de passer un coup de broyeur) :

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dernier débardage de la coupe 2012/2013

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Franchement en retard, le débardage est terminé.
une vidéo de l’avant train qui a profité de quelques améliorations : motorisation de la grue avec un treuil, carrosserie revisité …
On a bricolé un support pour faire tenir deux fagots de 80kg, ce qui fait 160kg de charge utile par voyage.

Sur la vidéo on voit des traces de soudure fraiche sur le brancard … la raison est qu’on a croisé un sanglier d’un peu trop près la semaine dernière … suivi de son fidèle compagnon le chien de chasse (à non, ils ne sont pas potes ?! :).
Ça fait une bonne occasion pour se rappeler des règles de sécurités : ne jamais laisser les rennes pendantes (faire un nœud), pas de gamins dans la zone de travail (c’est pas passé loin) et si possible quelqu’un en tête pour tenir le cheval !
Du coup, la jument est partie vent dans le cul et a enroulé les brancards autour d’un arbre … hé oui, le patron était pas là pour la manœuvre !
Enfin, plus de peur que de mal, que de la mécanique à réparer.

Un débardage à cheval dans les bois de Jasseron pour le moins original !

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Point de tracteur ni de 4X4 ou autres monstres motorisés mais une jument nommée Guimauve qui tire une drôle de calèche : un avant train croisé avec un tombereau … de loin on dirait un char romain et de près on ne sait trop à quoi cela pourrait ressembler ! D’autant, que sur cet attelage atypique trône une petite grue qui fait se perdre en conjecture les témoins de la traversée de Jasseron.

L’utilité de cet avant train est de débarder des fagots de buches, confectionnés lors de l’abatage, du lieu où a été coupé l’arbre (au milieu du bois) vers la lisière du bois, sur le chemin, là ou un véhicule motorisé viendra les chercher.

Ce jour était le premier test de l’avant train et le premier jour de travail de Guimauve … la grue est encore manuelle, et la carrosserie limitée à sa plus simple expression : un plancher !

nouvelle faucheuse pour les foins de 2013

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Grande avancée technologique … pour remplacer le motoculteur STAUB et sa faucheuse nous avons fait l’acquisition d’une moto-faucheuse Kombi M12 de marque REFORM. Elle est presque neuve car elle n’est que de 1985 !

Avec sa lame d’1m80 et sa vitesse de marche autour de 4km/h elle permet de faucher un hectare en 1 heure et demi … et de se muscler les mollets !

Les gros avantages de cette machine sont que grâce à sa faible largeur elle passe dans les anciens empierrés sans les abimer et qu’elle tient très bien dans les forte pentes. … c’est étudié pour …

Elle nous permet donc d’aller dans les parcelles isolée et/ou abandonnées.

Démonstration en vidéo :