Quand Ursa fait la belle

Après avoir gravit le petit grappillon qui mène aux Conches on émerge d’un maquis de buis pour arriver sur la crête. Là, non loin des vestiges de l’ancienne chapelle s’étend sur la Bresse, à perte de vue, une ouate si dense qu’il semble être possible de marcher dessus. En arrière-plan, le soleil décline. La bise pince. Je me colle à Ursa pour lui voler quelques calories. Bien que volontiers un peu cabotine avec ce genre de familiarités elle consent aussitôt; elle aussi doit avoir un peu froid, elle est encore moite de l’effort de l’ascension.
Comme de temps en temps à cet endroit, on a pris un petit morceau de l’éternité à notre compte. De tout notre être, on a regardé, respiré … C’était un de ces instants qui dure le temps d’un claquement de doigt mais qui touche au divin.
Une photo de la belle, un soupir, et le soleil était déjà parti …
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