A propos de « vivez avant de mourir » (Live Before You Die)

Le rêve d’un jour moderne La liberté d’une vie sur les chemins en compagnie de chevaux lors d’un été anglais. Un voyage à travers le pays, dans une roulotte de gitan, tirée par deux chevaux, Live Before You Die est le dernier film sur le voyage au rythme du cheval. Il suit tout au long des chemins, une bande de voyageurs avec des charrettes à bras, des chèvres, des ânes et des poneys qui se rendent dans les foires et les fêtes d’Angleterre. Filmé entièrement avec une caméra super 8 mm russe à manivelle pendant un voyage de 9 mois, le tournage est resté 13 ans sans être visionné et n’a vu le jour qu’en 2008

ça me rappelle ma jeunesse en 68, pas pour les chevaux mais pour le discours assez désespéré , cela me fait penser à un gourou qui prêche. C’est aux US pas en france, ils ont plus d’espace ! peut-être que c’est là-bas que tu devrais vivre ???

Ce n’est pas au US, c’est en Angleterre en 95 !

On pourrait effectivement appeler cela un prêche ou une morale même, mais je préfère y voir la suggestion ou le témoignage d’un mode de vie. Une bête question de fierté j’imagine.

Pour le discours, je ne trouve pas cela « désespéré », au contraire. Les désespérés -ceux qui ont perdus l’espoir- grouillent comme des rats, ne disent rien et courbent l’échine en allant au boulot.

Nul doute qu’il y ait une forte influence soixante-huitarde, surtout chez les filles d’ailleurs, et ça leur va plutôt bien je trouve, mais il y a aussi un esprit bravache, revanchard, limite guerrier … des indiens moderne, des gentils punks quoi !

Enfin, je crois que quand ils ont fait ça, ils ne pensaient justement pas à grand-chose, sauf à ce faufiler. La morale, ils ont du la trouver en route, et d’autres l’on déjà dite sur tous les tons : n’attendez pas pour un miracle, c’est déjà bien assez court sans attendre. Profitez en avant de mourir !

Ce genre de film me plait par ce qu’il me montre ce que j’ai envie de voir : il existe des gens qui même un court instant deviennent lucide. C’est un exemple d’une sorte de sevrage consommationiste.

Leur voyage n’a duré que neuf mois. Ensuite, j’imagine que la plupart sont redevenus les petits engrenages de notre société, oublié pourquoi il était parti, et que le camping car, la piscine, les vacances au ski c’est quand même bien plus cool … comme après 68.

Mais il me plait de croire que quelques-uns peut être n’ont pu s’en remettre et n’arrive toujours pas à descendre de leurs canassons … faut bien rêver un peut ! T’as raison, c’est un prêche !

 

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